-Les Défis de la Formation Agricole en Afrique Centrale et de l’Ouest 👩🏽‍🎓

Vers une Agriculture Durable et Résiliente

L’Afrique centrale et de l’Ouest possèdent un potentiel agricole immense, avec des terres fertiles, une biodiversité riche et une population majoritairement rurale. Pourtant, le secteur agricole fait face à de nombreux défis, parmi lesquels la formation des acteurs occupe une place centrale. Dans un contexte marqué par le changement climatique, la pression démographique et l’évolution des marchés, le développement de compétences adaptées devient un levier incontournable pour une agriculture durable et compétitive.

Un secteur agricole en mutation

Depuis quelques années, l’agriculture en Afrique centrale et de l’Ouest connaît une transformation progressive. Les consommateurs locaux et internationaux deviennent de plus en plus exigeants sur la qualité, la traçabilité et les méthodes de production. Des structures comme BioAgronova, implantée au Togo, répondent à ces nouvelles attentes par une production éthique, biologique et durable.

Cependant, pour généraliser ce type d’agriculture respectueuse de l’environnement et des hommes, il est essentiel de disposer de ressources humaines formées, compétentes et engagées. C’est là que les lacunes du système de formation agricole deviennent particulièrement préoccupantes.

Des lacunes structurelles dans les dispositifs de formation

Malgré l’existence de centres de formation, d’écoles agricoles et de projets financés par des bailleurs internationaux, plusieurs faiblesses persistent :

1. Inadéquation des programmes aux réalités du terrain

De nombreux programmes de formation sont théoriques, éloignés des réalités agroécologiques locales. Ils ne tiennent pas compte des besoins spécifiques des agriculteurs, ni des défis climatiques ou sociaux propres à chaque région. Les formations pratiques, en ferme ou sur le terrain, restent trop rares.

2. Manque d’infrastructures et d’équipements

Dans plusieurs zones rurales, les centres de formation manquent cruellement de moyens : absence de matériel agricole, de laboratoires de transformation, ou encore d’accès à l’eau et à l’électricité. Cette situation limite fortement l’efficacité des apprentissages.

3. Pénurie de formateurs qualifiés

Il existe un déficit de formateurs expérimentés, capables d’accompagner les jeunes dans une approche agroécologique intégrée. Les enseignants sont souvent mal rémunérés et peu motivés, ce qui nuit à la qualité de l’enseignement dispensé.

4. Faible valorisation des savoirs locaux

Les systèmes de formation agricole formelle ont souvent tendance à marginaliser les savoirs traditionnels. Or, ces connaissances ancestrales constituent une richesse pour développer des solutions adaptées, durables et résilientes.

Les défis humains et sociaux

Accès limité à la formation pour les jeunes et les femmes

Les jeunes, qui représentent pourtant la majorité de la population, peinent à accéder à des formations agricoles qualifiantes. De nombreuses jeunes filles sont écartées en raison de stéréotypes de genre, de charges familiales ou d’un manque de structures adaptées.

Manque d’orientation professionnelle

L’agriculture est encore perçue comme une activité de « subsistance » et non comme un métier d’avenir. Ce manque de reconnaissance sociale freine l’engagement des jeunes dans des parcours de formation agricoles.

Vers une nouvelle approche de la formation agricole

Face à ces défis, plusieurs pistes émergent pour repenser en profondeur les systèmes de formation agricole en Afrique centrale et de l’Ouest.

1. Ancrer la formation dans les territoires

Les formations doivent s’appuyer sur les réalités locales et impliquer les communautés rurales. Cela passe par des partenariats entre les écoles agricoles, les coopératives, les ONG et les entreprises engagées comme BioAgronova, qui investit dans la formation de ses employés et valorise les savoirs locaux.

2. Promouvoir la formation en alternance et l’apprentissage sur le terrain

Les approches pédagogiques doivent évoluer vers plus de pratique. L’alternance entre cours théoriques et immersion dans des exploitations permet de mieux préparer les apprenants aux défis du quotidien.

3. Développer des formations en agroécologie et agriculture durable

L’avenir du secteur agricole repose sur des modèles durables, économes en intrants et respectueux de l’environnement. Il est donc essentiel d’intégrer l’agroécologie, la gestion de l’eau, la biodiversité ou encore la transformation biologique dans les cursus.

4. Intégrer les outils numériques

Les technologies numériques offrent des opportunités majeures pour la formation : tutoriels vidéo, classes virtuelles, applications mobiles, plateformes d’e-learning… Ces outils peuvent aider à toucher des populations éloignées et renforcer les compétences en continu. à ce titre vous pouvez visitez la plateforme que nous avons consacrée à la formation de celles et ceux qui souhaitent s’investir dans le secteur agricole.

5. Favoriser l’entrepreneuriat agricole

Former ne suffit pas. Il faut également accompagner les jeunes dans la création de leurs propres projets agricoles. L’accès au financement, au foncier et au marché doit être intégré dans les parcours de formation.

Le rôle stratégique des entreprises engagées comme BioAgronova

Des entreprises comme BioAgronova avec leurs partenaires engagés dans l’acquisition de compétences , présentes au Togo et au Congo, peuvent jouer un rôle moteur dans cette dynamique de transformation. En misant sur :

  • La formation continue de ses salariés aux bonnes pratiques agricoles ;
  • Le partage de savoir-faire avec les producteurs partenaires ;
  • L’intégration de l’éthique et du développement humain dans sa stratégie ;
  • Le soutien aux initiatives locales en matière d’agriculture durable ;

BioAgronova montre qu’il est possible d’allier performance économique, responsabilité sociale et préservation de l’environnement. Ce modèle peut inspirer d’autres structures et être un catalyseur de changement à plus grande échelle.

En conclusion

La formation agricole en Afrique centrale et de l’Ouest est un maillon essentiel pour relever les défis de demain. Sans un investissement massif et structuré dans les compétences humaines, l’agriculture restera vulnérable face aux crises climatiques, alimentaires et économiques.

Il est temps de passer d’une approche descendante à une vision participative, territoriale et inclusive de la formation. Cela implique l’implication de tous les acteurs : États, bailleurs, communautés, structures de formation, et bien sûr entreprises citoyennes comme BioAgronova, qui mettent l’humain et la terre au cœur de leur démarche.

L’enjeu est de taille : il s’agit non seulement de nourrir durablement les populations, mais aussi de créer des emplois, de préserver les ressources naturelles et de renforcer la résilience des territoires. La formation agricole, bien pensée et bien ancrée, en est la clé.

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